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Communiqué: Les réponses des résidents confirment les objectifs du projet de Programme directeur d’aménagement du territoire, PDAT2023 : 8 sur 10 en faveur d’une limitation de la consommation du sol, 89 % pour une évaluation de l’impact sur le sol des futurs projets de construction, les espaces verts en ville sont indispensables pour 97 %

Tommy Klein, Managing Director - ILRES. Claude Turmes, Minister fir Landesplanung
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Am Kader vun zwou ILRES Ëmfroe si méi wei 2.000 Awunner zu Lëtzebuerg gefrot gi : d’Bedeitung vun der Liewensqualitéit, déi zukünfteg urban Entwécklung vum Land a den Ëmgang mat der begrenzter Ressource vum Buedem.

Le cadre et les objectifs des deux sondages

 

Dans le cadre de la rédaction du projet de Programme directeur d’aménagement du territoire (PDAT2023), le Département de l’aménagement du territoire (DATer) a décidé de lancer deux sondages - « Qualité de vie et développement urbain futur » et « Imperméabilisation et consommation du sol » - au Luxembourg avec ILRES. Ils ont eu pour objectif d’évaluer l’opinion publique de 2.033 résidents par rapport à des aspects et propositions dans le domaine de l’aménagement du territoire. Pour Claude Turmes, « associer les résidents devrait être la norme puisqu’ils sont et seront directement concernés par les orientations stratégiques de l’aménagement du territoire. Il s’agit de faire émerger des propositions et des points de vue, dans le sens d’une prise de conscience d’un projet de territoire qui nous est commun. Les deux sondages menés soit me confortent dans nos démarches menées ces dernières années et les stratégies retenues dans le projet de PDAT2023, soit apportent des nouvelles pistes de réflexions à approfondir dans l’intérêt de la population ».

 

Les objectifs politiques du projet de PDAT2023 confirmés

 

Le projet de PDAT2023 retient trois objectifs politiques qui combinent développement économique et préservation environnementale afin de maintenir la qualité de vie des résidents et l’attractivité économique et sociale du pays, un territoire dont la surface de 2.586 km2 demeure immuable. Ainsi, il s’agit de :

 

  • Réduire progressivement l’artificialisation et l’imperméabilisation du sol ;
  • Concentrer le développement aux endroits les plus appropriés ;
  • Renforcer la planification territoriale transfrontalière.

 

« Au vu des réponses des résidents, je me réjouis que les citoyens soutiennent les objectifs du PDAT, ils en ressortent confirmés. Les espaces verts et les services de proximité sont les pierres angulaires de leur environnement idéal pour une qualité de vie optimale. Il nous faut une nouvelle culture de la planification qui se traduit par le bon choix des endroits où on construit et une régénération des quartiers existants. Le sol est un bien commun qu’il nous faut préserver et l’extension des PAG n’est pas une priorité pour les citoyens. Accélérer la création de logements surtout abordables et garantir la préservation de la qualité de vie ne sont pas contradictoires, mais vont de fait main dans la main » a tenu à souligner Claude Turmes.

 

La rédaction du PDAT2023, document de référence de l’aménagement du territoire pour les prochaines décennies, est le corollaire d’une démarche de concertation et d’échange au sein des et entre les administrations et pouvoirs publics à laquelle a été associé le citoyen dès 2018 par la mise en place d’un processus participatif. Il a permis aux résidents de s’approprier les enjeux et défis de l’aménagement du territoire et ainsi de s’associer aux réflexions de façon ouverte et collaborative. Ce processus participatif s’est déroulé tout au long de l’élaboration du programme directeur et sous diverses facettes décrites dans l’annexe IV du projet de PDAT2023 disponible sur www.dater.lu.

 

SONDAGE 1 – QUALITÉ DE VIE ET DÉVELOPPEMENT URBAIN FUTUR

 

Qualité de vie dans l’environnement actuel

 

Un résident sur deux (54 %) juge très bon voire excellent l’environnement dans lequel il habite. L’accès à la forêt (60 %), la propreté (55 %) et le calme (49 %) sont des points positifs de leur environnement habité.

 

À proximité du logement, les éléments suivants ont un effet positif sur la qualité de vie des résidents : transports en commun et parcs ou des espaces verts 86 % ; sentiers pédestres 83 % ; offre de soins (médecins, hôpital) 80 % ; commerces (proximité ou centres) 79 % ; zones de loisir de proximité 72 % ; restaurants et cafés 70 % ; pistes cyclables, offre culturelle et offre éducative 68 % ; zones piétonnes 65 % ; services administratifs et financiers 58 % ; nouveaux logements 25 %.

 

Pistes d’aménagement du futur

 

Concernant la question du stationnement des voitures, les deux tiers des résidents (66 %) ont une préférence pour avoir devant leur porte un parking plutôt qu’une aire de rencontre tranquille à une centaine de mètres (dont 72 % avec des enfants et 68 % détenteurs d’un garage). 26 % préfèrent plutôt l’inverse et parmi ceux-ci, 43% ne disposent actuellement pas d’espace de stationnement. Il est à noter que 57 % sont partants pour vivre dans un quartier où les voitures ne seraient pas les bienvenues : ce taux grimpe à 65 % parmi les 16-44 ans. 37 % ne s’imaginent pas vivre dans un quartier sans voitures : pour 46 % des plus de 45 ans et pour 40 % de ceux disposant déjà d’un garage.

 

En ce qui concerne les attentes des résidents par rapport à des commerces et services de proximité dans leur quartier, 81 % jugent cette offre importante notamment pour ceux qui vivent en ville (88 %) ou qui en disposent déjà dans leur environnement habité (86 %).

 

Pour apporter de la nature en ville, les espaces verts sont jugés incontournables et les vergers urbains suscitent davantage d’intérêt que les toits végétaux : 97 % espaces verts ou parcs dans lesquels on peut se promener ; 89 % rues bordées d’arbres ou avec des petits espaces avec de la végétation ; 69 % vergers urbains où chacun peut venir cueillir des fruits ; 59 % jardins potagers collectifs ; 54 % toits végétaux ou façades végétales.

 

SONDAGE 2 – IMPERMÉABILISATION ET CONSOMMATION DU SOL

 

Pour protéger le sol et sa consommation, 8 résidents sur 10 sont en faveur de limites : 83 % se prononcent pour un plafond pour la consommation du sol; 79 % sont en faveur pour une limite de l'imperméabilisation du sol pour les futurs projets d'aménagement, 89 % sont d’accord pour évaluer l’impact des futurs grands projets de construction la consommation du sol et en ce qui concerne les grands projets de construction actuels en contradiction avec l’objectif de limiter la consommation du sol, 73 % sont d’avis qu’il faudrait les adapter et 15 % pour les stopper.

 

Évaluation des cinq propositions pour l’aménagement du territoire

 

Concernant cinq propositions d’aménagement du territoire, les résidents jugent comme bonnes idées la promotion d'un usage multifonctionnel des bâtiments publics (88 %), la mixité verticale (84 %), une construction plus en hauteur des bâtiments en ville (77 %), la densification des quartiers existants (64 %) et la reconversion des parkings et boulevards (58 %).

 

À noter que 62 % sont en faveur d’une évolution des futurs quartiers vers des surfaces d'habitation plus petites au profit d'espaces communs. En ce qui concerne l’impact des aménagements sur la qualité du paysage et sur la qualité de vie, les espaces verts de proximité ont impact positif sur la qualité du paysage (86 %) et sur la qualité de vie (87 %). 

 

Aménagement d’un nouveau centre commercial

 

L’accessibilité (40 %) et le respect de l’environnement (39 %) sont les deux critères les plus importants pour l’aménagement d’un nouveau centre commercial. L’offre (31 %), la localisation (29 %) et la taille du parking (28 %) le sont presque autant et l'impact sur le paysage ne récolte que 19 %.

 

62 % ont une préférence pour la construction d'un nouveau centre commercial de taille réduite dans une zone urbaine accessible par les transports en commun et la mobilité douce et seuls 32 % ont une préférence pour la construction d'un nouveau centre commercial en dehors de toute zone urbaine principalement accessible par un mode de transport motorisé et individuel.

 

Construction de nouveaux logements

 

Face à un propriétaire ne souhaitant pas vendre son terrain alors que la construction de nouveaux logements est nécessaire

 

  • 47 % sont d’avis à inciter le propriétaire à vendre en augmentant les taxes sur son terrain (58 % parmi les habitants de la Ville de Luxembourg; 56 % parmi les étrangers autres que les Portugais; 54 % parmi les 55 ans et plus);
  • 35 % sont d’avis à élargir la zone constructible dans le PAG ;
  • 64 % sont en faveur de davantage de taxes pour les propriétaires qui détiennent des parcelles constructibles et ne souhaitent pas les vendre.

 

Habitat intergénérationnel

 

Les plus âgés semblent davantage intéressés pour vivre avec les plus jeunes que le contraire : 82 % sont en faveur de la promotion de l’habitat intergénérationnel (54 % parmi les 55-64 ans) contre 12 % (dont 20 % parmi les 16-34 ans).

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