Espaces d'action

Le PDAT identifie des espaces d’action correspondant à des territoires fonctionnels intégrant au moins un Centre de développement et d’attraction (CDA).

Chaque espace d’action a été identifié et délimité en tenant compte des caractéristiques communes, des liens fonctionnels et des limites communales qu’il regroupe, et surtout sur la base d’une vision d’ensemble cohérente qui lui est propre. Lorsqu’une commune est à cheval sur deux espaces d’action et que ses liens fonctionnels ne peuvent être clairement délimités, elle a été affectée à ces deux espaces. La notion d’« espace d’action » se distingue de celle de « typologie de l’espace » et ne doit pas être comprise comme une délimitation stricte. Les échanges à mener avec les communes et les acteurs concernés permettront d’affiner cette délimitation.

Dans le même ordre d’idées, il est important de différencier les espaces d’action des outils actuels de l’aménagement du territoire tels que les conventions de coopération territoriale État-communes ou les parcs naturels. Par exemple, dans l’espace d’action « Éislek », une coopération intercommunale existe déjà au sein de deux parcs naturels, mais l’espace d’action n’est pas couvert dans son entièreté, certaines communes ne participant à aucune coopération intercommunale.

Au sein de ces espaces d’action, le PDAT préconise de définir à l’échelle intercommunale, voire transfrontalière si la situation l’exige, une stratégie territoriale partagée transposant et approfondissant les objectifs et la stratégie du PDAT.

Compte tenu des objectifs du PDAT ainsi que du rôle et des fonctions d’un CDA, les stratégies élaborées par et pour chaque espace d’action doivent définir des visions territoriales partagées portant sur plusieurs éléments : l’organisation des services et des équipements publics, la planification de la mobilité, le développement urbain et la consommation du sol ainsi que l’environnement. Les objectifs du PDAT peuvent ainsi être déclinés et précisés au niveau local dans le cadre d’un processus multiniveau associant l’ensemble des acteurs compétents, y compris les citoyens.

Espaces d’action en milieu rural

Les enjeux des espaces ruraux sont multiples et varient en fonction des contextes géographiques, mais plusieurs grandes thématiques se dégagent :

  • Renforcer l’armature urbaine pour contrecarrer la croissance diffuse des dernières décennies et pour renforcer une masse critique qui permettra le maintien des services de proximité.
  • Maintenir l’attractivité des communes endogènes en matière de qualité de vie, en créant une offre de logements multigénérationnels, des services publics accessibles à tous, un accès à l’éducation, aux soins médicaux et à la culture, ainsi que la mise en valeur du patrimoine bâti et paysager.
  • Maîtriser le développement de l’urbanisation : promouvoir une utilisation rationnelle du sol afin de freiner les effets négatifs sur la biodiversité, le cycle de l’eau et l’agriculture ainsi que la fragmentation des paysages.
  • Préserver les spécificités et les identités des territoires ruraux pour contrecarrer l’uniformisation du cadre de vie.
  • Renforcer l’économie locale grâce à un développement d’activités spécifiques au contexte rural des communes.

Espaces d’action en milieu urbain et périurbain

Les enjeux et défis suivants ont été identifiés pour les agglomérations :

  • Préparer davantage les espaces urbains et périurbains aux effets du changement climatique en préservant, restaurant et améliorant la trame verte et bleue inter- et intra-urbaine.
  • Reconvertir les zones monofonctionnelles, les vastes surfaces artificialisées et les friches industrielles et privilégier une reconstruction de la ville sur la ville pour réduire la pression sur les espaces non encore artificialisés et les zones vertes, et atteindre ainsi l’objectif de réduction de l’artificialisation du sol.
  • Renforcer le transport en commun et promouvoir la mobilité active.
  • Reconsidérer l’organisation urbaine en valorisant les complémentarités et les mixités des fonctions afin de réduire les besoins en déplacements.
  • Définir le juste équilibre entre protection et utilisation des espaces verts, notamment à des fins de loisirs.
Haut de page