L’espace d’action « Éislek » tel que proposé par le PDAT comprend les communes de Boulaide, Clervaux, Esch-sur-Sûre, Goesdorf, Kiischpelt, Lac de la Haute-Sûre, Parc Hosingen, Putscheid, Tandel, Troisvierges, Vianden, Weiswampach, Wiltz, Wincrange et Winseler.
Cet espace compte trois CDA d’importance régionale : Clervaux, Wiltz et Vianden. Les autres communes sont définies comme communes endogènes.
Également appelé les Ardennes luxembourgeoises, l’Éislek se présente comme un haut plateau dont la partie centrale et sud est largement entrecoupée de vallées profondes, tandis que sa partie nord-ouest est moins accidentée. L’eau marque profondément cet espace d’action, un fait souligné par la présence du lac artificiel de la Haute-Sûre, créé entre 1953 et 1958 avec le barrage d’Esch-sur-Sûre, qui constitue le réservoir d’eau potable le plus important pour le Grand-Duché de Luxembourg en assurant l’alimentation d’environ 80 % de la population luxembourgeoise.
Grâce à ce lac, qui fait également office de zone de détente et de loisirs, et au riche patrimoine naturel dont il bénéficie, l’Éislek attire des touristes de toute la Grande Région voire au-delà. En outre, le nord de l’espace d’action « Éislek » est marqué par le triangle frontalier entre le Luxembourg, l’Allemagne (Land de Rhénanie-Palatinat) et la Belgique (Wallonie au sud et Communauté germanophone de Belgique au nord). Cet espace d’action se caractérise donc par un grand nombre d’interactions et de liens fonctionnels avec les pays voisins : travail frontalier, pratiques d’achat et de tourisme, entre autres.