Projets urbains

Les projets urbains en question concernent des centres de développement et d’attraction (CDA) qu’il s’agit de renforcer, voire de revitaliser, à travers notamment une reconversion d’anciens terrains industriels bien situés pour un développement urbain intégré et durable.

Dans ce contexte, l’ancienne friche sidérurgique d’Esch-Belval ainsi que les quartiers de la gare à Mersch et à Wiltz font l’objet d’une requalification urbaine ambitieuse.

Belval

En 2000, le Gouvernement luxembourgeois et l’ARBED créaient AGORA, société de développement en partenariat public-privé chargée de valoriser les 120 hectares de friche industrielle de Belval. La délocalisation de l’Université du Luxembourg de la capitale vers le sud du pays s’inscrivait dans une politique volontariste de déconcentration concentrée et a favorisé l’essor du site. En deux décennies, l’ancien site sidérurgique est devenu un pôle de développement du pays au rayonnement grand-régional et européen.

Metzeschmelz

En octobre 2020, le Gouvernement, ArcelorMittal Luxembourg, la Ville d’Esch-sur-Alzette et la commune de Schifflange ont officialisé la reconversion de l’ancien site industriel d’Esch-Schifflange, d’une superficie de 61,16 hectares, en un nouveau quartier urbain. La mission a été confiée à AGORA, dans le prolongement du modèle développé à Belval. L’objectif est d’en faire un quartier neutre en carbone : concepts innovants en matière d’énergie et de gestion de l’eau, renaturation de l’Alzette, bâtiments multifonctionnels associant lycées, bureaux et logements, et hubs de mobilité permettant de consommer moins de sol et de libérer l’espace public. Un programme de logements à coût abordable y est intégré.

Wunne mat der Wooltz

À Wiltz, ce projet reconvertit une friche industrielle en un quartier mixte proposant une multitude de typologies de logements, un campus scolaire, des commerces de proximité ainsi que d’autres fonctions. Il intègre des éléments d’économie circulaire, dont un « passeport matériaux » facilitant la réutilisation des ressources à moyen et long terme, et le « phytomanagement », qui vise à réduire la pollution présente par les plantes — de quoi servir de laboratoire pour la future gestion du sol des friches industrielles. Une augmentation de l’offre d’emplois est également prévue au sein du quartier et dans les zones d’activités adjacentes.

Crassier des Terres Rouges

Ancien ensemble industriel sidérurgique, ce site stratégique de 70 hectares s’étend de part et d’autre de la frontière franco-luxembourgeoise, à proximité de Micheville et de Belval. Côté français, il relève du projet stratégique de l’EPA Alzette-Belval et est envisagé comme un site à programmation mixte à dominante résidentielle ; côté luxembourgeois, il est identifié comme zone prioritaire d’habitation par le plan directeur sectoriel « logement ». Son caractère binational, qui le confronte à une double législation, en fait un projet pilote potentiel pour le développement transfrontalier commun d’un quartier modèle.

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