Plan directeur sectoriel « Transports »

Avec le logement, la problématique du trafic individuel motorisé est probablement celle qui impacte le plus la vie des résidents et des frontaliers alors qu’elle provoque une congestion grandissante des axes routiers. A l’échelle du pays, la progression du trafic routier reste importante. Parallèlement, le nombre de voyageurs empruntant le train a augmenté de 60 % en 10 ans (2005-2016).

 

Dans un contexte de croissance de la demande en mobilité, faire évoluer le partage modal vers le transport en commun et la mobilité active constitue un double effort à faire. Les résultats de l’enquête « Luxmobil » montrent qu’en 2017, la part du trafic individuel motorisé était encore à 69 %, contre 17 % pour le transport en commun et 14 % pour la mobilité active. Le pays semble en voie de franchir le « peak car », un plafond atteint en termes de recours à l’automobile.

 

Néanmoins, pour faire face à la très forte croissance du Grand-Duché en matière économique et démographique, qui s’accompagne d’une augmentation géographiquement très déséquilibrée du nombre d’emplois, il est nécessaire de superposer des couloirs et zones destinés à accueillir tous les moyens de transport ainsi que de viser une augmentation très sensible du nombre de trajets effectués par les moyens de transports durables.

 

Dans cette optique, le plan directeur sectoriel « transports » (PST), qui s’inscrit stratégiquement et conceptuellement dans le cadre défini par la stratégie globale pour une mobilité durable (MoDu 2.0), superpose de plein droit des couloirs et zones destinés à accueillir les projets d’infrastructures de transport en question. Le PST est complémentaire à la stratégie MoDu 2.0 puisqu’il permet :

 

  1. de répertorier les différents projets d’infrastructures de transport :
  2. de leur conférer un cadre règlementaire, ce qui les intégrera dans les différents plans d’aménagement général (PAG) des communes et réduira de manière préventive les conflits potentiels entre la planification des transports et les autres fonctions qui consomment du sol.

 

Le PST recherche activement la création de synergies entre les potentialités d’un aménagement du territoire durable avec une densification des fonctions à certains endroits du territoire national (Nordstad, Agglolux et Agglosud) et celles du futur système de transports.

 

Il a en outre été veillé à ce que la planification prévue par le PST soit cohérente avec celle des autres plans directeurs sectoriels « logement », « paysages » et « zones d’activités économiques » élaborés en parallèle.

Dans le cadre desdits projets, le PST désigne également :

  1. les infrastructures pouvant être déclarés d’utilité publique ;
  2. les couloirs et zones superposés tels qu’indiqués graphiquement à l’annexe 2.a. ;
  3. l’ordre de priorité des projets d’infrastructures de transport.

 

Le PST superpose, dans ce contexte, des couloirs et zones pour des projets d’infrastructures si le niveau technique des études le permet. La liste des projets à qui s’applique cette réservation de couloirs est reprise dans le règlement grand-ducal du PST à l’annexe 1. Etant donné que le PST se superpose aux PAG, les communes sont contraintes à garder les corridors libres de toutes constructions et, le cas échéant, à y prévoir des zones de gares ferroviaires et routières ou des zones superposées « couloirs et espaces réservés » pour des projets d’infrastructures.

Ainsi, le PST s’adresse principalement aux communes et non aux particuliers.

Au total, le PST comprend 81 projets d’infrastructures de transport, dont :

  • 46 projets profitent de couloirs ou zones réservés, détaillés à l’échelle 1:2500 ;
  • 42 projets profitent d’un statut d’infrastructures prioritaires d‘utilité publique ;
  • 40 projets sont classés en ordre de priorité 1 ;
  • 24 projets sont classés en ordre de priorité 2 ;
  • 17 projets sont classés en ordre de priorité 3.

 

Le PST distingue quatre grandes catégories de projets d’infrastructures de transport, à savoir :

  1. les projets d’infrastructures de transport collectif ;
  2. les projets d’infrastructures du trafic individuel motorisé ;
  3. les projets de parking « park & ride » et pôles d’échanges ;
  4. les projets de pistes cyclables nationales.

Partie réglementaire

SUP: rapport sur les incidences environnementales (R.I.E.) relatif au projet de PDS "transports"

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