Plan directeur sectoriel « Paysages »

Au niveau de la Grande Région, le Luxembourg fait preuve d’une dynamique de développement extraordinaire et joue le rôle de moteur économique. Ses liens étroits avec les régions frontalières, en particulier en termes de marché de travail, constituent un élément-clé de ce développement économique hors norme. Ainsi, au cours de la décennie écoulée, le développement du territoire était marqué par une augmentation de l’offre d’emploi supérieure à la moyenne de la Grande Région, une croissance démographique continue en raison de l’immigration ainsi que d’importants flux de frontaliers. Cette évolution a eu et continue d’avoir un impact marqué sur le développement du trafic et de la mobilité, l’extension de la surface bâtie et l’agrandissement des zones d’habitation ainsi que sur la qualité des paysages et par conséquent sur la qualité de vie des personnes résidant et travaillant au Luxembourg. Ainsi, les paysages luxembourgeois ont subi de profonds changements au cours des trois dernières décennies, notamment à cause d’un développement économique et territorial très dynamique. Ces changements ont eu pour conséquences :

  • une fragmentation et une banalisation des paysages,
  • une perte de la diversité biologique,
  • une rurbanisation et un mitage des espaces ruraux,
  • une érosion continue de facettes importantes de la qualité de vie des résidents.

 

Entre 1972 et 2016 la surface bâtie a plus que triplé au Luxembourg. Tandis qu’en 1972, elle occupait un peu plus de 3 % de la superficie du territoire, elle atteint presque 10 % en 20162. Selon un rapport récent de l’Agence Européenne de l’Environnement, le Luxembourg est le pays le plus fragmenté parmi 29 pays européens (Landscape fragmentation in Europe, EEA, Copenhague, 2011). L’uniformisation et la banalisation rampantes de nos paysages ont été mises au grand jour par le monitoring paysager faisant état de l’évolution de la structure et de la composition des paysages luxembourgeois pour la période 1962-1999. Cette étude a révélé une réduction alarmante des biotopes et habitats à haute valeur écologique et paysagère (les zones humides ont été détruites à plus de 80%; la surface des pelouses sèches a diminué de 34,9 % et celle des vergers de 58,5 %) en faveur de biotopes secondaires, caractérisés par une diversité biologique amoindrie.

Au cours des 10 dernières années, la population a augmenté d’environ 11 500 personnes/an. Il est très probable que le Luxembourg connaîtra à l’avenir un développement démographique urbanistique et infrastructurel similaire. Largement cadré par les plans directeurs sectoriels (PDS) relatifs aux transports, aux zones d’activités économiques et au logement, le plan directeur sectoriel « paysages » (PSP) permettra de contrebalancer certaines tendances dupoint de vue paysager. Tel est d’ailleurs le constat des auteurs de l’évaluation environnementale stratégique (EES) des plans précités: « In der Gesamtbetrachtung zeigt sich, dass durch den PSP keine negativen Umweltauswirkungen zu erwarten sind und durch die Festlegungen sogar positive Umweltauswirkungen hervorgerufen werden. […] In den Kumulationsräumen können die Festlegungen im Plan directeur sectoriel « Paysages » zum Schutz von wertvollen Teilräumen beitragen ».

Partie réglementaire

Document technique

SUP: rapport sur les incidences environnementales (R.I.E.) relatif au PDS "paysages"

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