Plan directeur sectoriel « Logement »

  • Les différentes études menées quant à la situation du marché du logement d’une part et quant aux dynamiques de développement urbain d’autre part, ont révélé deux problèmes majeurs justifiant l’élaboration du plan directeur sectoriel « logement » (PSL) :
  1. l’inadéquation des dynamiques spatiales du développement de l’habitat avec les principes d’un développement durable du territoire, et
  2. l’inadéquation entre l’offre et la demande en ce qui concerne le nombre aussi bien que la taille des logements.
     

Ces problèmes sont intimement liés à l’exceptionnelle croissance démographique qu’a connu le Luxembourg au cours de ces trente dernières années, phénomène qui selon toute probabilité ira en s’amplifiant à l’avenir.

Sur les 15 dernières années (soit, depuis 2003), la croissance de la population a été très soutenue, avec 146 600 nouveaux habitants, soit un taux d’accroissement annuel moyen de 1,92 %. Cette croissance s’est encore largement accélérée au cours des dernières années, puisqu’elle a enregistré un taux d’accroissement annuel moyen de 2,34 % entre 2010 et 2017.

Aujourd’hui, il suffit de 8 ans pour augmenter la population résidente d’un incrément de 100 000 personnes, alors qu’il fallait 89 ans pour absorber ce même incrément entre 1871 et 1960. En valeurs absolues, cette croissance signifie que le Luxembourg comptait, au 1er janvier 2017, 88 600 habitants de plus qu’en 2010, ce qui correspond à l’équivalent de la population de Luxembourg-Ville en 2010 (90 000 habitants).

Pour l’instant, ni la crise financière de 2008, ni la hausse des prix fonciers et immobiliers qui aurait pu freiner l’attractivité du pays, ne semblent avoir impacté la croissance démographique. Contrairement aux scénarios élaborés en 2004 dans le cadre de l’IVL, les conditions qui président à la croissance démographique dépassent la seule croissance endogène de l’économie.

La population ne se répartit pas selon un modèle durable. En effet :

  • la population des communes rurales augmente plus rapidement que celle des centres de développement et d’attraction (CDA), bien que les communes rurales présentent une mauvaise accessibilité, une offre de services limitée et une faible mixité fonctionnelle;
  • la relative croissance démographique de la Nordstad est nettement inférieure à celles de l’Agglolux et de l’Agglosud ;
  • depuis les années 1990, en raison de l’augmentation des prix fonciers, les communes les plus éloignées de la capitale deviennent plus attractives.
     

La Ville de Luxembourg et les communes de la région Sud ont certes absorbé une bonne partie de la croissance de la population des dernières années. Cependant, la concentration était largement insuffisante pour pouvoir canaliser la croissance démographique dans les villes et centres urbains du pays et pour réduire la pression démographique dans le milieu rural. L’évolution démographique et, par voie de conséquence, la pression urbaine se sont réparties d’une manière uniforme sur tout le territoire national et transfrontalier.

Parallèlement à cette croissance, depuis plus d’une vingtaine d’années, le Grand-Duché de Luxembourg connaît depuis plus d’une vingtaine d’années une réduction de la taille moyenne des ménages. Ces deux facteurs ont contribué à un accroissement de la demande en logements que le marché du logement n’a pas su satisfaire, ayant ainsi conduit à une hausse du prix foncier et du prix des logements. Il s’avère donc urgent d’agir de sorte à réduire la pénurie de logements tout en proposant plus de logements à coût et à loyer modérés, permettant ainsi aux gens de se loger malgré les prix exorbitants du marché du logement actuel.

L’objectif du (PSL) est de définir des terrains destinés à la création de logements par le biais de la réservation de surfaces, contribuant ainsi à une répartition de la population aux endroits les plus appropriés du territoire national tout en assurant aux habitants des conditions de vie optimales et en veillant à une utilisation rationnelle du sol. A ces fins, le PSL favorise un développement urbain concentrique, la reconversion de friches industrielles et la mise en œuvre d’une mixité de types de logement.

 

Partie réglementaire

SUP: rapport sur les incidences environnementales (R.I.E.) relatif au PDS "logement"

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